MARIE MADELEINE ET LE GRAAL
Marie-Madeleine : Femme aimée de Jésus de Nazareth et ...
Publié le : mercredi 24 novembre 2004 par Patricia Chirot
Créé le : Non renseigné
Le Codex de Berlin, découvert en Egypte, fut rédigé en copte vers la fin du 2e s. de notre ère. Il inclut l'Evangile de Marie, un court écrit dont quelques passages manquent. Il contient cependant d'étonnantes révélations sur le cercle des disciples de Jésus et leur travail spirituel. La figure de Marie-Madeleine, qui relate les faits, se dresse avec force et révèle la clarté d'une femme aux prises avec la suprématie masculine.
Marie-Madeleine Femme initiée
"Soeur, nous savons que le Sauveur te préférait aux autres femmes, rapporte-nous les paroles du Sauveur dont tu te souviens, et que tu as comprises et pas nous, et surtout celles que nous n'avons pas entendues", demande Pierre à Marie-Madeleine.
En quelques mots apparaît le point de discussion qui alimentera les plus vives controverses pour les siècles à venir !
Marie-Madeleine, la femme
On connaît l'existence simultanée de 3 Maries : la mère de Jésus, Marie de Béthanie en tant que soeur de Marthe, et Marie-Madeleine.
Nous savons historiquement très peu de choses sur cette dernière, sinon qu'elle était instruite, qu'elle disposait d'une certaine fortune personnelle qu'elle mit au service de Jésus et des apôtres. Elle est mentionnée pour la première fois dans l'Evangile de Luc (8,2) : "Marie, dite de Magdala, de laquelle étaient sortis 7 démons". Les 4 Evangiles ne la mentionnent alors plus avant la scène de la résurrection dans le tombeau. Rien ne permet d'affirmer qu'elle fut la femme adultère ou celle dite de Béthanie qui acheta pour Jésus un coûteux parfum dont elle l'oignit.
Le nom même de Magdala, qui signie "terrestre", ne peut renseigner sur son identité précise.
Son influence est toutefois considérable : c'est à elle que Jésus apparaît lors de sa résurrection, lorsqu'elle vint s'occuper du corps. Cette seule tâche, dévolue à une femme très proche, souligne son lien particulier avec Jésus : Marie, mère de Jésus, est toujours vivante mais ce n'est pas elle qui effectue cette opération. Curieusement, la conversation de Marie-Madeleine avec Jésus ressuscité n'est pas rapportée dans l'Evangile de Jean dont les écrits témoignent pourtant d'une connaissance initiatique poussée ; il dépeint simplement l'affolement de Marie-Madeleine à la vue du tombeau vide, comme si elle avait perdu la tête. Tout l'aspect crucial de la vision puis de la reconnaissance de Jésus ne figure pas dans son texte. (A ce titre, nous vous invitons à consulter un prochain article, comme il est annoncé en fin de ce texte).
Après son ascension définitive, Jésus apparaît de nouveau à Marie-Madeleine. Le Codex de Berlin raconte la déclaration de Marie aux disciples : "J'ai vu le Seigneur dans une vision." Aussitôt, elle est prise à parti par le groupe : "Pour ma part", dit André, "je ne crois pas que le Sauveur ait dit cela. Car ses enseignements ont certainement une autre signification." Et Pierre ajoute : "Se serait-il entretenu avec une femme, en secret et à notre insu ? Devrions-nous nous tourner vers elle et l'écouter tous ? Il l'aurait privilégiée par rapport à nous ?" Alors Matthieu répond à Pierre : "Si le Sauveur l'a rendue digne, qui es-tu, toi, pour la rejeter ? Certainement le Sauveur la connaît à fond. C'est pourquoi Il l'a aimée plus que nous ! Ayons plutôt honte et revêtons plutôt l'Homme Parfait comme Il nous en a donné la mission ! Nous devons proclamer l'Evangile sans établir d'autres règles ou d'autres lois que celles prescrites par Lui."
Nous le constatons : selon la conception de ces hommes, une femme ne saurait être considérée digne d'être initiée, à plus forte raison de manière directe et à titre individuel. L'intervention de Matthieu met bien en relief la préférence marquée de Jésus envers Marie-Madeleine, que personne ne songe ensuite à contester. Ce lien seul est insupportable et critiqué par les apôtres, qui ont même demandé à Jésus qui d'entre eux siégerait assis à sa droite et à sa gauche dans le Royaume des Cieux... Le Codex de Berlin met en évidence les dissensions et la soif de puissance des disciples. Malgré le témoignage de vie de Jésus, ils continuent de rivaliser entre eux et prolongent la loi ancienne.
La tradition juive faisait de la femme un être indigne, impur, inférieur, dangereux - un aspect qui perdure à notre époque encore en de nombreux domaines. Le groupe des apôtres est nommément constitué d'hommes ; les femmes y sont simplement présentes comme des suiveuses. Jésus ne craignait cependant pas de déranger "l'ordre" établi en louant Marie de Béthanie, assise à ses pieds et écoutant son enseignement sans s'activer dans la maison. Pareillement, on le voit au contact de femmes adultères, de prostituées ou de pauvres vieilles affectées de maux divers.
Marie-Madeleine dérange donc à double titre : elle est femme, et elle fut l'aimée de Jésus qui lui dispensa un enseignement dont les autres ne bénéficièrent pas. Après son ascension, Il demeura même en contact avec elle. Dans le Codex de Berlin, lorsqu'elle est accusée d'affabuler, par les disciples jaloux à propos de sa vision, elle fond en larmes : son récit, qui constitue un authentique enseignement spirituel, n'a pu être reçu par ces hommes aveuglés par leur prééminence, leur soif de pouvoir, et qui s'imposent en tant que continuateurs de l'ordre ancien.
Quel enseignement nous est donné par Marie-Madeleine, qui seule l'a reçu ?
L'aimée de Jésus
Un texte apocryphe rapporte que l'on vit Jésus embrasser publiquement Marie-Madeleine sur la bouche. Ce fait embarrasssant fut soigneusement occulté, car il impliquait une profonde remise en question de l'être de Jésus tel qu'il fut présenté durant des siècles. Le Codex de Berlin vient très à propos éclairer cet aspect.
En effet, le premier questionnement émis par Marie-Madeleine porte sur la matière : "Sera-t-elle donc sauvée ou non ?" Un dialogue s'ensuit, où prennent part les disciples de la vision, portant sur le Désir et le péché. Jésus évoque alors le périple de l'âme qui voyage à travers les sphères du désir, de l'ignorance, des appétits charnels, de la mort, de la science et de la colère. Ce passage comporte une analogie frappante avec les écrits de la Pistis Sophia. L'âme rencontre tour à tour ses anciens persécuteurs qui s'étonnent de sa liberté, car elle ne se laisse plus arrêter par eux. Elle leur répond : "dans le monde, j'ai été délivrée du monde ; et libérée jusqu'à obtenir l'image d'un ordre supérieur." Il est donc question ici de deux ordres : l'un, inférieur, gouverné par les pulsions de domination, la mort et un intellect exacerbé, sans sagesse, qui reflète l'ignorance de la réalité ; l'autre, véritable, supérieur, fait de silence, d'harmonie et d'éternité. La première tâche à accomplir sur la voie de l'accession à l'autre Nature est la libération du joug du désir - un aspect majeur dans la doctrine du Bouddha -.
Il est significatif que Marie-Madeleine soit la porte-parole de cet enseignement. Du fait de sa liaison étroite avec Jésus, le Sauveur, elle est rendue digne d'évoquer le point central du travail de détachement des appétits charnels. Par charnels, il faut aussi et surtout entendre tout ce qui relie à l'ancienne nature sans pour autant relever de la matière brute : les passions intellectuelles en font pleinement partie. Alors l'âme libre peut-elle évoluer au milieu de la nature limitée et mortelle, sans subir aucun dommage. Si l'on assimile le personnage de Marie-Madeleine à l'âme terrestre qui acquiert, par sa liaison avec l'Esprit, une nature pure et libre, alors on comprend le message extraordinaire qu'elle est amenée à transmettre aux hommes. Et le baiser de Jésus prend tout son sens : Son Souffle - le Pneuma, l'Esprit - vient s'incarner dans Magdala - la Terre -, pour la libérer. Alors, vraiment, Marie-Madeleine accède à l'état de Marie, la Mère, la Substance Primordiale d'où jaillit la Vie. Et si cet enseignement est donné aux hommes qui en font la demande, c'est que tous peuvent avoir part à ce merveilleux processus.
Les ténèbres de l'ignorance sont définitivement chassées par la connaissance, la Co-Naissance authentique. C'est l'aspect féminin, récepteur et engendreur, présent en chacun et représenté par l'âme, qui permet la descente de l'Esprit dans la nature terrestre, pour lui rendre toute sa dignité.
"Bienheureuse es-tu parce que tu n'es pas troublées par ma vue ! Car à tel pouvoir de compréhension correspond telle vision", s'exclame le Sauveur à l'attention de Marie.
L'Initiée
La personne de Marie-Madeleine dépasse le simple cadre historique et c'est sans doute la raison des mystérieuses interrogations qui ne cessent de passionner les hommes depuis plus de 2000 ans.
La légende indique qu'après l'ascension de Jésus, les 3 Marie firent voile jusqu'aux Saintes Marie de la Mer, où elles débarquèrent en terre d'Occident.
La Mer, ou la Mère ... Ce triple aspect des Marie évoque un être unifié selon le corps, l'âme et l'Esprit. Ensemble, il est dit qu'elles oeuvrèrent à apporter l'enseignement de l'Amour aux Occidentaux. Cette légende a pris corps dans le mythe du Graal, dont il est significatif de trouver trace tant en Orient qu'en Occident. La Coupe est emplie de la Liqueur Divine pour opérer la transmutation, suivie de la transfiguration. La liaison de la Terre et de l'Esprit s'opère par une Ame purifiée, neuve, nouvelle. Les 7 démons anciens des convoitises ont disparu pour laisser place à un être libre, dispensateur de l'Amour qui ne connaît aucune entrave.
L'Evangile de Marie se situe donc dans la droite ligne des textes gnostiques des premiers siècles ; il peut se lire à différents niveaux et parle ainsi à tous ceux qui s'ouvrent à son message.
"La nature entière, toutes les créations et les créatures vivent les unes dans les autres, mais elles se dissoudront toutes à nouveau pour revenir chacune à leur origine propre, car la matière composée ne peut se dissoudre qu'en ses propres éléments. Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende."
Un prochain article reviendra sur le sujet de la dualité masculin/féminin, dans la rubrique "Connaissance de Soi et Psychologie", à la lumière de ce qui a été apporté ici.
La tradition provençale raconte que Marie-Madeleine, après avoir accosté aux Saintes-Maries-de-la-Mer et avoir évangélisé la région, vécut toute la fin de sa vie en prière dans la grotte aujourd'hui sanctuaire de Sainte-Baume (Massif de la Sainte-Baume).
Selon la légende du Moyen Âge des Saintes Maries, Marie-Madeleine (sœur de Lazare, c'est-à-dire Marie de Béthanie) serait venue se fixer en Provence après avoir débarqué aux Saintes-Maries-de-la-Mer et se serait retirée dans le Massif de la Sainte-Baume et aurait été ensevelie dans la crypte de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume.
Un texte apocryphe, l' Évangile selon Marie du codex copte de Berlin, porte son nom. Il s'agit d'un texte gnostique comprenant un dialogue entre le Christ et Marie de Magdala, celle-ci le restituant aux apôtres, suivi de dialogues entre Marie et eux.
la thèse que les « chercheurs en histoire alternative » Lynn Picknett et Clive Prince exposent dans leur essai La Révélation des Templiers, et qui sera reprise par le romancier Dan Brown qui exploite dans son roman Da Vinci Code la perte de confiance d'une grande partie de la population dans les instances dirigeantes (théorie du complot). Marie-Madeleine est le personnage principal de ce livre, que le New York Times qualifie de « thriller aux énigmes multiples, extraordinairement intelligent, où les codes sont décryptés ». Dan Brown fait de Marie-Madeleine le symbole de la féminité sacrée,
en prétendant qu'elle était elle-même le
Saint Graal :
« Le Graal
est littéralement l'ancien
symbole de la féminité
et le
Saint Graal
représente le féminin sacré
et la déesse,
qui bien sûr a disparu de nos jours,
car l'Église l'a éliminée.
Autrefois, le pouvoir des femmes et leur capacité à donner la vie était quelque chose de sacré, mais cela constituait une menace pour la montée de l'Église majoritairement masculine.
Par conséquent, le féminin sacré fut diabolisé et considéré comme hérésie. Ce n'est pas Dieu mais l'homme qui créa le concept de « péché originel », selon lequel Ève goûta la pomme et fut à l'origine de la chute de la race humaine. La femme qui fut sacrée, celle qui donnait la vie fut transformée en ennemi1 »
La théorie faisant de Marie-Madeleine l'incarnation du « féminin sacré » est un thème récurrent des ouvrages féministes néo-gnostiques. Leurs auteurs essaient de réécrire l'histoire des débuts de l'Église en se fondant sur des écrits gnostiques qui datent, au plus tôt, du IIIe siècle de l'ère chrétienne. Un certain nombre de textes apocryphes, notamment l'Évangile de Marie, l'Évangile selon Thomas et l'Évangile selon Philippe, sont utilisés pour accréditer la thèse du mariage de Marie-Madeleine et de Jésus ainsi que l'importance primordiale accordée aux femmes par l'Évangile.
VIE DE MARIE MADELEINE EN PROVENCE
ICI est
la Fin d' un MONDE
et le
début d' un AUTRE MONDE
http://koloborderlareunion.blog4ever.com/blog/forum_msg-300183-89893-200453.html
JESUS n' est plus de ce monde par une présence visible. Il a quitté les apôtres, sa mère , ses amis de coeur, mais en leur laissant à chacun une vie et une mort qu' il a prédestinées. Saint PIERRE meurt à ROME du supplice de son Maître; tous les apôtres confirment leur foi par le martyre. St JEAN, lui-même, n'est pas com^plètement épargné; il subit à ROME, devant la porte latine, un supplice douloureux, et n' échappe à la mort qu' en conservant la gloire de l' immolation consentie. Cependant il est manifeste que le SAUVEUR veille sur lui avec le souvenir de la prédilection qu' il lui portait; sorti de l' épreuve par un miracle, et de l' exil par la chute d' un tyran détesté, il prolonge ses jours dans une vieillesse qui attire les regards de toute l' église, et qui lui permettent de rendre à la divinité de JESUS-CHRIST, dans le dernier et le plus sublime des évangiles, un témoignage irrécusable. Il lui appartient aussi, par un privilège unique sous le nouveau testament, de voir prophétiquement l' avenir de l' EGLISE, et il en dicte la révélation sous une forme qui éclaire dans les temps actuels (2009-2025)
et fortifie dans leurs tribulations
les ELUS de la FIN des TEMPS
Il meurt après cela, comblé de paix et ne sachant que répéter aux chrétiens ces mots tombés de la bouche de JESUS-CHRIST dans la sienne:
Mes enfants, aimez-vous les uns les autres.
Cette phrase a une portée spirituelle
bien plus importante que vous pouvez l' imaginer et sans cette expansion de conscience vous ne pouvez hélas accéder à la responsabilité des
12 GARDIENS du GRAAL
retransmise d' époque en époque, de STE MARIE MADELEINE à nos jours.


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